Mali: le président de transition reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée

mer, 27/01/2021 - 16:15

 

Le président français Emmanuel Macron et le président malien de transition Bah N'Daw à l’Élysée, le 27 janvier 2021. REUTERS - GONZALO FUENTES

Texte par :RFI

Le président de la transition malienne Bah N’Daw déjeune ce 27 janvier midi à l'Élysée avec le président français Emmanuel Macron. Après le Tchadien Idriss Deby la semaine dernière, cette visite est organisée avec, en toile de fond, le prochain sommet du G5 Sahel dans trois semaines.

Avec notre envoyé spécial au palais de l'Élysée, Pierre Firtion

Le président français Emmanuel Macron a accueilli ce 27 janvier au matin le président malien de Transition, Bah N'Daw. Les deux hommes sont ensuite rentrés dans le palais présidentiel où les attendaient Florence Parly, la ministre française des Armées, et Jean-Yves Le Drian, le patron de la diplomatie française. Au menu des discussions, le prochain sommet du G5 Sahel qui se tiendra les 15 et 16 février prochains à N'Djamena au Tchad.

Cette entrevue s’inscrit dans la lignée des rendez-vous avec le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Tchadien Idriss Déby, explique-t-ton dans l’entourage du président français.

Reconnaissance internationale

Mais cette visite du président de Transition malien n’est pas si anodine. Il s'agit de la première fois que Bah N’Daw est reçu par le président d’un pays hors de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). En l’accueillant avec maints égards, Paris offre ainsi une sorte de reconnaissance internationale à un président propulsé à la tête du pouvoir malien par une junte militaire.

Y a-t-il eu des engagements de Bamako en échange ? Les autorités maliennes ont annoncé le 26 janvier au soir la dissolution du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), l’organe formé par les militaires qui avaient renversé Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020. Il s'agissait d'une demande de la Cédéao.

En début de semaine, une délégation ministérielle s’est rendu à Kidal pour relancer notamment les Accords de paix d’Alger. Or, la France milite depuis des années pour leur mise en œuvre rapide. De quoi certainement satisfaire Paris.

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