
Le ministère de la Justice a lancé, ce mardi soir, à Nouakchott Ouest, un programme de formation continue destiné aux juges, avocats et greffiers, en collaboration avec le projet de soutien au secteur de la justice (Professionnalisation). Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer la performance du système judiciaire et à renforcer son efficacité.
Dans son allocution, le ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, a souligné que la réforme du secteur judiciaire n’est pas simplement une question de procédures ou une initiative sectorielle limitée, mais représente un choix institutionnel fondamental dont dépend la capacité de l’État à faire respecter la loi, protéger les droits et libertés, et garantir la sérénité au sein de la société.
Il a ajouté qu’une justice efficace et équitable, lorsqu’elle bénéficie de la confiance des citoyens, ne se contente pas de protéger les individus, mais contribue également à renforcer l’autorité de l’État, la crédibilité de ses institutions et à consolider la relation entre le citoyen et l’administration.
Le ministre a rappelé que le développement du système judiciaire occupe une place importante dans le programme du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et constitue un axe majeur du travail du gouvernement dirigé par le Premier ministre, M. El Moctar Ould Diay.
Il a précisé que ce programme de formation a été conçu pour répondre à de réels besoins professionnels dans le secteur judiciaire, comprenant quinze modules de formation qui bénéficieront à environ trois cents juges et professionnels de la justice.
Le ministre a également indiqué que l’originalité de ce programme réside dans sa méthodologie combinant expertise nationale et internationale, permettant de tirer parti des expériences réussies tout en tenant compte des spécificités du système juridique national et des réalités des institutions ainsi que des besoins réels des praticiens.
Pour sa part, le directeur général de l’Institut supérieur de la magistrature et des professions judiciaires, M. Edou Bebana, a expliqué que ce programme s’inscrit dans une vision globale visant à faire de la formation continue un choix stratégique incontournable, soulignant qu’elle constitue aujourd’hui une nécessité professionnelle imposée par les évolutions rapides du domaine juridique et ne se limite plus à un simple complément.
De son côté, le conseiller principal de l’ambassade de France à Nouakchott, M. Samuel Jacquin, a salué le niveau de coopération existant entre l’ambassade de France et le ministère de la Justice, affirmant que cette initiative reflète la solidité du partenariat entre les deux parties et contribue à renforcer les capacités des acteurs du secteur judiciaire.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, de la ministre de la Fonction publique et du Travail, Mme Mariem Mint Boydiel Ould Houmeid, du président de la Cour suprême, M. Cheikh Ahmed Sid’Ahmed, ainsi que du directeur de l’Agence française de développement.
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