
Une source de l’opposition ayant assisté à la réunion sur l’agenda du dialogue a déclaré que le coordinateur Moussa Fall avait suspendu la séance afin de contacter de nouveaux acteurs politiques pour discuter du volet « réforme démocratique », sur lequel les opinions divergeaient entre l’opposition et la majorité.
La source a ajouté à Sahara Media que les représentants des partis de la majorité ont défendu la question de la modification de la durée des mandats dans le cadre de la réforme démocratique au début de la deuxième séance de la
La majorité a déclaré, défendant sa position, que la proposition de modification de la durée des mandats n’avait pas pour objectif d’ouvrir la voie à une troisième candidature, ce que la Constitution interdit, mais s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à mener une réforme globale des institutions constitutionnelles.
La source a ajouté : « La majorité a affirmé qu’elle n’avait pas l’intention d’inclure de modification des articles protégés, notamment en ce qui concerne les mandats présidentiels, l’objectif étant de réformer les institutions constitutionnelles. »
L’opposition a proposé deux options à la majorité : la première consistait à supprimer les mandats, et la seconde à ouvrir la parenthèse relative aux mandats et à ajouter la mention « à l’exception des mandats présidentiels ». Mais la majorité a rejeté ces deux options, affirmant son attachement au contenu du document qu’elle avait remis au coordinateur du dialogue.
La source a indiqué que la discussion s’était envenimée entre les deux parties, ce qui a poussé le coordinateur à intervenir et à prendre la décision de suspendre les séances afin de permettre de nouvelles consultations avec d’autres acteurs politiques, pour discuter de l’axe de la réforme démocratique.
La source estime que l’avenir du dialogue est incertain compte tenu de la complexité de la situation actuelle, chaque partie campant sur ses positions, et considérant que la clé de la résolution de ce problème est entre les mains du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui peut « trancher la question ».
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