
La capitale Nouakchott a abrité, ce mardi, les travaux d’une table ronde de haut niveau, sous la supervision du ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, en présence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, ainsi que de hauts responsables, d’experts et de partenaires internationaux.
Cette rencontre, tenue en marge du Forum régional maritime et côtier de l’Afrique de l’Ouest, vise à parvenir à une déclaration conjointe engageant les pays de la région à renforcer la coopération régionale et à activer la Convention d’Abidjan relative à la protection de l’environnement marin et côtier en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud. Elle prévoit également la définition de priorités nationales, notamment la préservation de la biodiversité, le renforcement de la résilience des zones côtières, le développement de l’économie bleue durable, ainsi que l’accélération de la mise en œuvre des accords internationaux pertinents, afin de contribuer à l’objectif de protéger 30 % des zones marines et côtières d’ici 2030.
Dans son discours d’ouverture, le ministre des Affaires économiques et du Développement a souligné l’importance de cette table ronde en tant qu’espace régional de dialogue et de coordination entre les différents acteurs concernés par la protection des écosystèmes marins et côtiers.
Il a affirmé que le milieu marin et côtier de l’Afrique de l’Ouest constitue un patrimoine environnemental mondial contribuant à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois, notant que les défis liés à la dégradation du littoral, aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et à la lutte contre la pollution occupent une place centrale dans les programmes gouvernementaux, en vue d’atteindre l’Objectif de développement durable n°14.
Il a appelé à renforcer l’engagement collectif dans l’élaboration de solutions durables pour protéger ces écosystèmes, tout en intensifiant la coordination entre les décideurs, les chercheurs, les communautés locales et les partenaires techniques et financiers.
Il a également salué le rôle joué par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans la consolidation de l’ouverture et le renforcement de la coopération aux niveaux régional et continental.
De son côté, Mme Malin Blomberg, directrice générale adjointe du bureau régional de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord, a indiqué que la Banque aspire à passer d’une approche fondée sur des projets limités à des programmes régionaux intégrés, en partenariat avec les gouvernements et le secteur privé, afin de faire de l’économie bleue un levier de croissance, de compétitivité et de sécurité alimentaire.
Elle a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité à la transparence et à la lutte contre la pêche illégale, tout en réaffirmant le soutien continu de la Banque au développement des infrastructures portuaires et au renforcement des chaînes de valeur dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Afrique de l’Ouest.
Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, M. Ibrahima Diouf, a souligné que l’économie bleue constitue une opportunité stratégique prometteuse pour la région. Il a expliqué que les zones côtières représentent des moteurs essentiels de croissance économique grâce aux opportunités qu’elles offrent dans les domaines de la pêche, du tourisme, du transport maritime et des services logistiques, ainsi qu’aux emplois qu’elles génèrent, en particulier pour les jeunes et les femmes.
Il a également salué le programme régional « WACA », lancé en 2018, en soulignant qu’il a contribué à renforcer la protection des côtes, à soutenir la résilience des communautés vulnérables, à restaurer les écosystèmes et à consolider une coopération régionale efficace s’étendant de la Mauritanie au Gabon.
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